Résumé
Le retrait de Wagner du Mali et le départ annoncé de Libye font peu de bruit dans les médias français et marocains. Ce silence révèle une stratégie : occulter la fin d’une menace militaire, ce qui sert profondément les intérêts algériens. Portail Algérie analyse pourquoi, dans ce cas, le silence est un signe positif.
Un départ médiatiquement discret
Selon des sources comme Reuters et Al Jazeera, le groupe Wagner se retire du Mali — remplacé par la force russe Africa Corps. La même information est confirmée par France 24 et RFI. Cependant, on constate une quasi-absence de couverture approfondie dans la presse française et marocaine : aucun titre majeur ni article d’analyse n’ont traité l’événement comme une rupture stratégique majeure pour la région.
Ce silence est révélateur
Les médias traditionnels français et marocains s’intéressent prioritairement à ce qui alimente leur narratif dominant sur le Sahel : l’instabilité chronique, les tensions régionales et les accusations contre certains États. En revanche, une information allant dans le sens d’une pacification — surtout quand elle donne raison à la position algérienne — tend à être minimisée ou ignorée.
Pourquoi ce silence sert certains intérêts
En France
Diffuser la nouvelle affaiblirait le discours installé ces derniers mois, selon lequel : le Sahel serait désormais « livré » à l’influence russe, l’Algérie se retrouverait isolée ou dépassée. Reconnaître le retrait de Wagner — réclamé par Alger — irait dans le sens inverse.
Au Maroc
Le royaume tente depuis des années de se poser en acteur stabilisateur régional. Valoriser le rôle algérien dans ce retrait ne correspondrait pas à cette stratégie de communication.
Le silence médiatique permet donc de geler le récit, en évitant de souligner un succès algérien.
Pourquoi c’est une très bonne nouvelle pour l’Algérie
Une victoire diplomatique
Depuis plusieurs années, l’Algérie réclame le retrait de Wagner au Sahel, considérant que leur présence était un facteur de déstabilisation et un obstacle au dialogue régional. Le retrait progressif de Wagner valide cette ligne diplomatique.
Un renforcement de l’influence algérienne
Ce départ ouvre un espace stratégique où l’Algérie peut : repositionner son rôle d’acteur régional stabilisateur, proposer des alternatives sécuritaires légales, favoriser des coopérations respectueuses de la souveraineté des États sahéliens.
Une avancée pour la pacification régionale
Le départ de Wagner constitue une condition nécessaire pour un retour à une coopération sécuritaire saine et respectueuse du droit international.
Ce que cache ce silence
Le moment de ce « non-traitement » n’est pas anodin : il coïncide avec plusieurs signaux positifs dans la politique régionale algérienne, que certains cercles préfèrent laisser dans l’ombre. Mettre en avant le retrait de Wagner reviendrait à reconnaître que l’Algérie a : poursuivi une ligne constante, su convaincre ses partenaires, contribué au rééquilibrage sécuritaire en Afrique.
Conclusion : Attention aux silences médiatiques
Le retrait de Wagner est une avancée historique, qui mériterait d’être couverte avec sérieux. Son occultation par plusieurs médias français et marocains en dit long sur la gêne qu’un tel succès diplomatique suscite. À Portail Algérie, nous continuerons à braquer les projecteurs sur ces évolutions fondamentales qui dessinent un nouveau paysage géopolitique régional.


